
En 1870, Ernst Haeckel a proposé le premier
Arbre de la Vie, illustrant l'évolution des espèces et les relations entre elles.
Depuis, l'effort pour affiner cette représentation a été continu, incorporant progressivement les nouvelles données obtenues. Une nouvelle étape a été franchie par l'équipe de Peer Bork, du Laboratoire Européen de Biologie Moléculaire (EMBL), basée à Heidelberg.
L'approche est originale. Au moment ou la masse des données issues du séquençage des génomes rendent les approches globales difficiles, l'équipe de Bork a su simplifier le problème. Francesca Ciccarelli et Tobias Doerks ont identifié, parmi les gènes connus, 31 qui possèdent des
équivalents chez 191 organismes, des bactéries à l'homme. C'est une approche minimaliste, qui évite le
bruit de fond dû à l'abondance d'information. Le choix des gènes doit exclure ceux qui ont pu être transmis de façon horizontale, acquis par les
voisins, au lieu d'être hérités par les parents, qui non pas seulement ne sont pas informatifs quant aux filiations mais qui produiraient des distorsions.
A partir du moment où ce choix est fait, l'automatisation de la construction de l'Arbre de la Vie est possible, combinant différentes méthodes de calcul, pour affiner et consolider sa structure. Structure qui sera complétée au fur et à mesure que des nouvelles données seront disponibles, résultat de l'identification et caractérisation moléculaire de nouvelles espèces microbiennes collectées du sol ou des fonds océaniques.

Crédit: Christian Von Mering, EMBLLe travail de l'équipe de Bork a été publié dans la revue Science (
lien, souscription nécessaire). Les
données sont disponibles, ainsi que des images à plus haute résolution que la vignette présentée ici.
Liens:
EMBL, autre :
Tree of Life web project.
oldcola
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8/03/2006