
Quand le Département de la Justice Américaine avait demandé à Google de mettre à sa disposition les requêtes de ses clients et des URLs il y avait eu des grincements de dents. La
demande portait [pdf, en]: (1) sur tous les URL pouvant être identifiés par les requêtes réalisées à travers le moteur de recherche de Google depuis le 31 juillet 2005 et (2) sur toutes les requêtes réalisées depuis cette même date.
Hier, la
décision de la justice américaine est tombée [pdf, en] :
a) Seulement 50000 URL devront être présentées.
b) Google n'aura pas à fournir les requêtes de ses clients. Pas une seule !
Malgré le fait que les personnes n'auraient pas été identifiables à travers l'information que le gouvernement américain souhaitait disposer, beaucoup de gens ont ressenti cette demande comme une atteinte de leur espace privé.
Le fait que Google ait résisté et qu'il ait obtenu gain de cause (en majorité pour les URL et intégralement pour les requêtes) est une victoire pour la compagnie, dont le
capital confiance est préservé, malgré le fait que les surveillances des
mouvements d'information réalisés par ailleurs ne sont absolument pas affectés.
Par ailleurs, les demandes d'informations de données détenues par des sociétés privées, devront dorénavant tenir compte de la jurisprudence que ce cas établi. Les sociétés Internet américaines lâcheront moins facilement les données concernant leurs clients (au moins dans des cas où il n'y a pas des raisons graves). De l'intérêt de publier ses données "d'ailleurs et ailleurs" que l'espace soumis à des législations moins respectueuses des droits des usagers, la LEN par exemple.
oldcola
2014
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19/03/2006