
La perte de poids sur le court terme est assez simple: réduire son apport calorique, augmenter ses dépenses énergétiques sont les bons réflexes. En quelques semaines, la perte de poids est sensible. Là où cela devient compliqué est de stabiliser et de garder le poids atteint sur le long terme. Ce challenge est encore plus difficile à relever pour les femmes ménopausées. La ménopause engendre des modifications hormonales importantes provoquant de façon naturelle une baisse de la dépense d'énergie du corps de la femme. Une étude américaine a essayé de déterminer les meilleures stratégies dans cette quête de la perte de poids au long terme chez les femmes ménopausées.
Plusieurs facteurs viennent perturber la perte de poids sur le long terme. Le premier d'entre eux est évidemment la motivation qui, au fil des mois, diminue. Mais il y a aussi des changements physiologiques comme le déclin du métabolisme au repos. Plus on maigrit moins le métabolisme est haut et plus il sera facile de reprendre du poids. En étudiant les réactions du cerveau, les chercheurs ont même vu qu'en perdant du poids, nous avons tendance à augmenter le taux de récompense cérébrale au moment de la prise de nourriture. Plus on perd du poids, plus notre cerveau sera heureux de manger.

Ces facteurs associés à ceux spécifiques de la femme ménopausée, notamment la baisse de la dépense d'énergie, rendent la tâche plus compliquée pour ces dernières.
Les
chercheurs ont travaillé sur la perte de poids associée à un changement alimentaire et surtout sur les résultats à 6 et 48 mois. Les femmes étudiées, au nombre de 508, étaient ménopausées et en surpoids. Elles ont suivi différentes techniques. Le principe général a été de diminuer la prise de graisse et d'augmenter la part de fruits, légumes et de céréales complètes.

Au bout de 6 mois, l'étude montre que le comportement le plus efficace pour garder sa perte de poids rassemble les éléments suivants : manger moins de desserts sucrés, moins de fritures, boire moins de boissons sucrées, augmenter la part de poissons et éviter le restaurant. Après 4 ans d'efforts, la tactique qui a le mieux fonctionné est la diminution des desserts sucrés et des fritures. L'effort sur les fruits et légumes, mais aussi la réduction de l'apport de viande et de fromage sont impliqués dans les bons résultats.
Une chose est sure, la perte de poids sur le long terme est accompagnée de changement d'habitude alimentaire définitif. Sur une longue période, il sera beaucoup plus facile d'augmenter la part de certains aliments comme les fruits et légumes plutôt que de se priver éternellement de frites ou de mousse au chocolat. Les privations sont accessibles au tout début de la perte de poids, lorsque la motivation est à son degré le plus haut. Cette stratégie sera très difficile à tenir quelques mois ou quelques années après, lorsque la routine sera revenue.
Références: BARONE GIBBS, B, KINZEL, LS, PETTEE GABRIEL, K, CHANGE, Y, KULLER, LH. Short- and long-term eating habit modification predict weight change in overweight, post-menopausal women: results from the WOMAN Study. J Am Diet Assoc.
gardenisto
1887
3
30/08/2012
Très crédible.
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