
L’obésité féminine est l’un des critères de beauté essentiels pour les Mauritaniens. En outre, elle est synonyme d’opulence, de richesse : en fonction du degré de surpoids des épouses ou/et des filles d’un homme, la société jugera de l’importance de son statut social.
Par conséquent, dès leur plus jeune âge, on a pris l’habitude de gaver les filles comme des oies : toutes les deux heures, on les force à avaler du lait sucré et de la bouillie de millet. Cependant, depuis quelques années, les autorités gouvernementales tendent à éradiquer cette pratique en soulignant ses conséquences sanitaires désastreuses (maladies diverses, grossesses difficiles, difficulté à se mouvoir...).
Leurs campagnes médiatiques ont rencontré un succès notable et nombre de femmes plantureuses ne ménagent pas à présent leurs efforts pour maigrir et retrouver ainsi une meilleure santé. Néanmoins, la volonté de séduire au moyen d’un embonpoint conséquent perdure mais les solutions pour y parvenir ont changé ; en effet, la pratique du gavage est en train de décliner et pour grossir, les jeunes filles se tournent désormais vers les produits pharmaceutiques.
Cette méthode est toute aussi alarmante car parmi ceux-ci, figurent des médicaments impropres à la consommation humaine, destinés à l’origine à l'engraissement des animaux de boucherie.
Source :
The Christian Science Monitor, Courrier international n°821 p.25.
Pangolina
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13/08/2006