
Certaines bactéries réussissent à vivre dans des environnements extrêmes, même à des endroits très hostiles, comme par exemple les sources chaudes. Dans ce denier cas, comment font elles pour y vivre et y croître alors que la température est proche de l’ébullition ? La réponse tient à deux acides aminés.
Des chercheurs du Weizmann Institute’s Plant se sont intéressés aux bactéries des sources chaudes afin de savoir comment elles peuvent y vivre. Pour cela, ils ont comparé deux types de bactéries photosynthétiques: une trouvée dans un environnement où la température est modérée, et une autre appréciant les hautes températures.
Plus exactement, leur étude a porté sur les enzymes se trouvant au niveau du centre photosynthétique. Et là, ils ont observé une chose étonnante : la règle générale des réactions enzymatiques veut que la vitesse de réaction augmente avec la température jusqu’à atteindre un maximum, puis redescend. En effet les enzymes possèdent une zone de température optimale. Or dans les deux cas, la vitesse de réaction restait stable après le pic.
Après avoir fait cette constatation, les chercheurs ont étudiés les deux types d’enzymes et ont comparé leur séquence en acides aminés. Le résultat a été que les enzymes ne différaient que par deux acides aminés. Ces derniers ont alors été placés au niveau de l’enzyme qui était adapté aux températures modérées. Le résultat ? Le pic de la vitesse de réaction apparaissait en moyenne à 10°C de plus.
Cette étude a mis en évidence une adaptation de la bactérie afin de se protéger de fluctuations de l’activité enzymatique. Mais cette découverte va également avoir des répercussions au niveau industriel; notamment pour la production de céréales, en permettant aux cultures d’être adaptées aux températures extrêmes.
Source:
Physorg
ng_2000
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9/09/2006