
Les greffes peuvent concerner différentes parties du corps. Techniquement, les chirurgiens se posent des problèmes de plus en plus complexes. Greffe d'une partie du visage, greffe des mains, les résultats sont parfois durs. Les chirurgiens chinois ont greffé un pénis, la greffe est une réussite, mais l'opération un échec. La difficulté n'est pas là où on l'attend.
Il y a près d'un an, des chirurgiens chinois ont réussi la première allogreffe de pénis. On entend par allogreffe, la greffe de l'organe d'un individu sur un autre individu. Le donneur en question était cliniquement mort et avait les bonnes caractéristiques pour être compatible avec le receveur.
Le receveur, de son coté, a perdu son instrument masculin lors d'un accident de voiture. Durement atteint, son cas a été pris en compte par le comité d'éthique qui a autorisé l'opération. La greffe d'un pénis n'est pas simple, il faut dire qu'à cet endroit la plomberie est sophistiquée : urètre, veines, artères, tissus. Une dizaine de jours plus tard, l'opération clinique est considérée comme un succès, le patient est capable d'uriner et suit son traitement anti-rejet.
Oui mais voilà, le pénis n'est pas qu'un instrument pour uriner, c'est aussi une partie de son intimité et de sa représentation. Le nouveau sexe n'a pas plu : ni à monsieur, ni à madame. Il n'y a pas à faire, ce n'était pas le sien… comment voulez-vous vous balader avec le sexe d'un autre, là, juste dans votre pantalon ?
La médecine est devenue trop technique et oublie trop souvent qu'un patient a aussi des sentiments. Le cas chinois est présenté, ce mois-ci, dans la revue
"European Urology"Source:
Le Figaro
Phil
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27/09/2006