
Les composés les plus connus pour avoir un impact sur le climat sont le dioxyde de carbone et le méthane; mais il ne faut pas en oublier d’autres, comme le soufre. Car ce dernier est un des composés à l’origine des pluies acides, causant de nombreux dégâts sur la faune et la flore. Mais la provenance des composés soufrés est essentiellement d’origine naturelle, plus exactement des océans. Et le résultat d’une étude permet de mieux comprendre ces échanges océans/ atmosphère grâce à un gène du bactérioplancton.
L’océan contient une quantité surprenante de plancton : une cuillère à café contient plusieurs millions de ces organismes. Il est à noter que le terme plancton regroupe plusieurs catégories : le phytoplancton, organisme photosynthétique vivant à la surface; le zooplancton qui correspond à des protozoaires se nourrissant de plancton; et le bactérioplancton qui comprend les bactéries et les Archaea.
Pour mieux comprendre le cycle du soufre, des chercheurs ce sont donc intéressés à deux groupes de bactérioplancton qui utilisent le soufre. Si on se penche un peu plus sur le métabolisme, on remarque que l’utilisation du soufre conduit a un composé nommé DSMP (diméthylsulfopropionate). Ensuite, deux voies sont possibles suivant la régulation d’un gène : soit le DMSP conduit au DMS, un composé actif sur le climat, soit il y a production d’un composé inactif restant dans l’océan.
L’implication des bactéries marines dans le cycle du soufre était connue, mais aucun schéma n’avait pu établir un lien entre l’émission du DMS et l’abondance du plancton. Désormais, il est possible d’envisager de connaître quand et comment le cycle du soufre est contrôlé.
Source:
Sciencedaily
ng_2000
2713
0
7/11/2006