
L'homme moderne a-t-il eu des contacts étroits avec l'homme de Neandertal, il y a plus de 35,000 ans ? Le débat fait rage. Il se pourrait bien que nos ancêtres se soient plus que croisés, une équipe américaine pense que les Neandertaliens nous ont laissé un gène permettant de développer notre cerveau. Alors, on aurait couché avec cette grosse brute ?
Les a priori sur l'homme de Neandertal sont nombreux : ce serait un gros costaud, un peu simplet et un peu violent. Ces préjugés ne sont peut être là que pour repousser une vérité plus complexe, l'homo sapiens moderne garderait dans ces gènes des traces de croisement sapiens-neandertal. Cette brève histoire d'amour se serait passée en Europe un peu avant la disparition de l'homme de Neandertal, il y a 35.000 ans.
L'étude a été publiée dans PNAS par une équipe de chercheurs de Chicago. Ces derniers ont trouvé un gène qui serait rentré dans la composition de l'humain, il y a 1,1 millions d'années. Une des formes de ce gène (un allèle), lui, ne serait présent dans notre patrimoine que depuis 37.000 ans… mais d'où sort cette évolution ? D'un croisement avec les néandertaliens, répondent les scientifiques.

Bonjour papy ! , credit : musée américain d'histoire naturelle
Ce gène appelé microcephaline régule la taille du cerveau durant son développement. L'évolution a montré que les gens qui détiennent ce type de gène sont plus susceptibles d'avoir des descendants que les autres… c'est une sélection positive. La récente variante D serait répandue dans 70% de la population mondiale et plus particulièrement chez les européens, preuve que c'est bien là que l'on aurait capté cette variante du gène.
Pour l'instant, rien ne prouve que ce soit l'homme de Neandertal qui nous ait donné cette variante de notre gène, mais tout concorde. Les chercheurs vont creuser la piste et voir si d'autres gènes sont dans la même situation.
Source :
CNN
phil
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10/11/2006