
Vous souvenez-vous de cette jeune institutrice de Rennes qui avait fait la une des magasines ? Du haut de ses 29 ans, cette jeune femme s'était expliquée sur la place publique. Poursuivie par l'industrie du disque pour quelques 1600 morceaux, la pirate a eu droit à un jugement de clémence.
Anne-Sophie avait été poursuivie en compagnie d'une cinquantaine d'autres personnes. Mais c'est elle qui avait pris le flambeau pour expliquer son comportement. Il faut dire qu'elle possédait pas moins de 300 CDs chez elle, tous achetés de façon légale. Avec un investissement pareil, elle utilisait le P2P pour télécharger des morceaux à découvrir. Fan de musique, cette dernière achetait des albums ou se déplaçait à des concerts d'artistes qu'elle avait découvert sur le P2P pirate (kazaa).
Cette consommation banalisée est bien loin de représenter un comportement de pirate, hélas il est hors la loi. Et même si la demoiselle a laissé pas mal d'argent en achetant ses 300 CD, les 1700 morceaux de musique piratés l'ont fait condamner. Anne-Sophie s'est défendu en expliquant son goût de la musique et son innocence face au principe du P2P, elle ne pensait pas avoir mis ses morceaux en partage avec le monde entier.

Qui est fautif : le consommateur, le logiciel…ou le monde qui va trop vite pour les PDG de sociétés de disques ? Credit : kazaa
Pour ce forfait, elle risquait de se retrouver derrière les barreaux, mais le tribunal l'a condamnée à 1200 euros avec sursis, 2225 euros de dommages et intérêts… et la confiscation de son disque dur.
Les sociétés du disque sont assez heureuses de ce jugement car, même légère, la condamnation valide la culpabilité de notre pirate. Les mêmes sociétés se félicitent de la loi DADVSI puisqu'en plus des institutrices, elles vont pouvoir s'attaquer aux gens techniquement responsables (éditeur de logiciel P2P, fournisseur de réseau,…)
Source:
01net
phil
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2/12/2006