
Un nouveau rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'evolution du climat (Giec), publié vendredi, établit avec une probabilité supérieure à 90 % un lien entre les activités humaines et le réchauffement climatique. Le précédent rapport du Giec, en 2001, évaluait cette probabilité à 66 %.
D’après ce rapport, de 1850-1899 à 2001-2005, la température a augmenté de 0,76°C, et sur les douze dernières années, onze figurent parmi les 12 années les plus chaudes jamais enregistrées.
Pour Rajendra Pachaudri, président du Giec, "Le débat sur le lien entre les actions humaines et le changement climatique est désormais complètement dépassé. Le débat ne doit désormais plus porter que sur les actions à lancer".
Selon ce rapport, la température pourrait augmenter de 1,8 à 4 degrés au cours du XXIe siècle, la fourchette totale s'étendant de 1,1 à 6,4 degrés.
Les experts du Giec sont également beaucoup plus affirmatifs sur l’évolution des précipitations. Pour le climatologue Jean Jouzel, ''tous les modèles convergent pour dire qu'il y aura plus de précipitations dans les hautes latitudes et plutôt moins de précipitations dans les régions subtropicales et, pour ce qui nous concerne de façon plus proche, le pourtour méditerranéen".
Selon le rapport, le coupable numéro un est le dioxyde de carbone, et il devenu nécessaire de réduire fortement nos émissions de gaz carbonique si nous voulons freiner ou du moins stabiliser le réchauffement.
Pour Jean Jouzel, nous avons la nécessité de diviser ces émissions par deux, voire par quatre comme le préconise la France, d’ici la deuxième moitié du XXIe siècle.
Source :
Le Monde
Svalbard-Images
4803
1
9/02/2007