Les antibiotiques, c’est pas automatique; et pour cause : l’utilisation abusive ou mal adaptée de ces médicaments conduit tout droit vers une résistance de plus en plus précoce, ainsi que l’apparition de multirésistances. A défaut de pouvoir développer dans un délai raisonnable de nouveaux antibiotiques, d’autres alternatives sont envisagées, comme par exemple l’utilisation de phages.
La phagothérapie, ou comme son nom l’indique, la thérapie par les phages, n’est pas une technique récente. Développée dans les années 40 et essentiellement utilisée par les pays de l’Est, elle se révèle être une alternative aux antibiotiques, avec ses avantages et ces limites.
En quoi cela consiste? On utilise des phages : des virus qui ont pour cible certaines bactéries, et qui sont inoffensifs pour l’Homme. Le problème est que, tout comme pour les antibiotiques, les bactéries peuvent devenir résistantes; à la différence qu’il est beaucoup plus facile de développer de nouveaux phages que des antibiotiques.
Les chercheurs de l’université de Vienne ont développé une nouvelle approche qui combine à la fois l’utilisation d’antibiotique et de phages. Ainsi, cela qui a permis d’augmenter l’efficacité d’antibiotiques tels que la gentamicine, la gramicidine et la tétracycline, tout en diminuant jusqu’à 50 fois les doses utilisées.
Seulement de nombreux obstacles existent : ce traitement nécessite un cocktail de phages; la production à grande échelle est difficile; mais surtout, le manque d’investissement de la part des industries pharmaceutiques.
Sources:
Sciencedaily,
Wikipédia
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15/02/2007