
La plus petite planète du système solaire et la plus proche du soleil nous réserves bien des surprises. Une technique innovante a permis de mettre en évidence que le noyau de Mercure serait en réalité sous forme liquide et non pas solide comme on le pensait jusqu’à présent.
Au cours des années 1974-1975, la sonde spatiale Mariner 10 détecta un champ magnétique provenant de Mercure. Cette découverte était jusqu’à présent mal comprise, puisqu’elle contredisait la pensée des scientifiques persuadés que le noyau était composé de fer à l’état solide. La taille de Mercure laisse penser que son noyau a eu le temps de se solidifier. Cependant la présence de ce champ magnétique témoigne d’un noyau en fusion, tout comme pour la Terre.

Mercure et son noyau, crédit : National Science Foundation
Pour vérifier cette hypothèse, des scientifiques américains se sont inspirés d’une technique des cuisiniers, sur la différence entre un œuf cru et un œuf cuit. La rotation d’un œuf cru subis plus de fluctuations qu’un œuf cuit. Les scientifiques ont envoyé à la surface de Mercure un puissant signal radio et ont reçu l'écho afin de déterminer la vitesse de rotation de cette planète.
Cette expérience, répétée plusieurs fois, a permis de déterminer les oscillations de rotation de Mercure causées par la gravité du soleil, nommées librations. Celles-ci sont 2 fois plus élevées qu’on ne le pensait. Ces résultats ne sont possibles que par la présence d'un noyau liquide.
Source:
NSF,
Cornell Chronicle
Chucky
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9/05/2007