
Une nouvelle étude internationale menée par 300 chercheurs montre que l'arctique se réchauffe beaucoup plus rapidement que prévu. Selon l'ACIA (
Arctic Climate Impact Assessment), la région arctique se réchauffe presque deux fois plus vite que le reste du globe. Les chercheurs s'attendent à ce que la température monte de 4 à 7 degrés, et que la moitié des glaces fonde d'ici la fin du siècle.

Ces changements contribueront à l'élévation du niveau des mers et à l'intensification du réchauffement de la planète.
La disparition des surfaces de glace ou de neige, qui sont très réfléchissantes, contribuera à augmenter l'absorption de la chaleur et donc le réchauffement global. Le réchauffement des sols risque également d'altérer le mécanisme de stockage des gaz à effet de serre.
L'impact du réchauffement climatique affecte déjà les habitants de l'arctique. En Alaska, à l'ouest du Canada et à l'est de la Russie, la température hivernale moyenne a augmenté de 3 à 4 degrés sur les 50 dernières années. Et on s'attend à ce qu'elles grimpent encore de 4 à 7 degrés pendant les 100 prochaines années.
La fonte généralisée des glaciers et de la glace de mer, ainsi que l'augmentation des températures du pergélisol, témoignent d'un réchauffement prononcé de l'arctique.
Les modèles climatiques montrent une disparition de 50% à 100% des glaces durant l'été, ce qui aurait des conséquences dramatiques pour les phoques, les ours polaires, les caribous et les rennes, ainsi que pour les populations qui s'en nourrissent. La fonte des glaces du Groenland pourrait faire monter le niveau de la mer de près de 7 mètres. Le dégel du sol augmentera aussi le risque d'érosion.
D'un autre coté, le dégel faciliterait l'accès à certaines ressources, notamment au pétrole et au gaz naturel, et la navigation deviendrait possible en été. Mais il n'y a aucun doute sur le fait que toutes ces répercutions menacent l'écosystème, ainsi que le mode de vie des peuples nordiques. De surcroît, le réchauffement s'additionne à de nombreuses autres perturbations, comme la pollution, la sur-pêche, la démographie et les changements culturels et économiques.
La poursuite du réchauffement semble inévitable, car même si l'on arrêtait immédiatement de produire des gaz à effet de serre, il faudra des siècles avant que leur concentration atmosphérique ne revienne à la normale. Cependant, il est possible de réduire la vitesse et l'ampleur de ce réchauffement en limitant nos émissions de dioxyde de carbone et de méthane.
ben
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9/11/2004