
Bien souvent les douanes ou autres services n’hésitent pas à se faire assister de chiens. Et oui, nos amis à quatre pattes se révèlent bien utile pour détecter drogues, explosifs, etc., et ce, grâce à leur flair inégalable. Sauf que Médor commence à avoir de la concurrence concernant la détection d’explosifs et risque de se retrouver au chômage. Mais qui donc essaye de le remplacer ?
Saccharomyces cerevisiae, le charmant micro organisme qui fait le bonheur des buveurs de bières, plus connu sous le nom de « levure de bière ».
S. cerevisiae qui sert à la fabrication de bière, jusque là tout va bien. Mais si je vous dis que cette levure est capable de flairer les explosifs, alors il est légitime que vous vous demandiez comment cela est possible. Et oui, cela n’est pas dans l’habitude d’une levure, surtout qu’elle ne possède pas de système olfactif; en tout cas pour une levure « habituelle ».
Pour arriver à ce résultat,
S. cerevisiae a été modifié génétiquement. Plus exactement, des chercheurs d’une université de Philadelphie ont introduit deux gènes : le premier concernant un récepteur olfactif du rat qui permet de détecter les molécules de dinitrotoluène (composé retrouvé dans la plupart des engins explosifs); le second gène, issu de la méduse, permet d’émettre une fluorescence verte. Ainsi, en présence de dinitrotoluène (même en quantité infime), la levure devient fluorescente.
Cette levure modifiée est loin d’être un gadget de la biotechnologie : ce nouveau genre de biosenseur permet d’envisager la création de différents types qui détecteraient divers composés chimiques. Enfin ces levures, présentées sous forme d’un film semi solide et capables de survivre pendant deux semaines, ont l’avantage d’être moins encombrantes et moins coûteuses que les senseurs.
Sources:
Newscientist,
Sciendaily
ng_2000
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20/05/2007