
Des chercheurs viennent de mettre au point une méthode pour vacciner des souris contre les maladies à prions («maladie de la vache folle » par exemple).
Cela inclue des maladies comme le Kuru, le maladie de la « vache folle » et celle de Creutzfeldt-Jakob. Ces résultats suggèrent que l'on puisse arrêter ces maladies dégénératives du cerveau, à condition de procéder à temps.
Les protéines à prions qui s'expriment dans les neurones peuvent être trouvées en une certaine forme chez les individus sains. Si par contre ne serait-ce qu'une seule de ces protéines se trouve mal enroulée (ou si une protéine mal enroulée entre dans le corps par le biais de l'alimentation avec une viande infectée par exemple), elle change progressivement la configuration de TOUS les prions autour d'elles.
Ensuite, ces protéines mal enroulées s'agglutinent et détruisent les neurones, créant de véritables trous dans le cerveau. On n'a pas encore trouvé de remède contre les maladies à prions et les tentatives de vaccins ont certes réussi à ralentir le déclenchement des maladies à prions, mais n'ont jamais réussi à les empêcher.
Voilà qu'une équipe de chercheurs de New-York a entrepris une nouvelle approche. Ils ont modifié génétiquement des bactéries de la salmonelle afin d'en exprimer les protéines à prions. Ils ont ensuite donné ces bactéries à des souris (dans leur alimentation) et ces bactéries se sont alors multiplié dans les intestins des souris. Les souris ont alors développé des anticorps contre ces bactéries.
Un mois plus tard, les chercheurs ont redonné ces bactéries à de nouvelles souris ainsi qu'aux souris qui avaient reçu les salmonelles. Les souris qui avaient développé des anticorps n'ont pas développé de maladie jusqu'à la fin de leur vie alors que celles qui n'avaient pas d'anticorps ont développé des maladies dégénératives du cerveau et sont mortes dans les 200 jours.
Les chercheurs ont remarqué que les anticorps avaient empêché les protéines mal enroulées de passer dans le sang. Ce résultat étonnant ne va peut-être pas conduire à un vaccin pour les humains mais pour les animaux à risque ; par exemple pour les cerfs qui sont chassés (afin d'empêcher la maladie de passer chez les chasseurs).
La vaccination est une des meilleures stratégies car d'autres types d'action sont rendus difficiles en raison du fait que ces protéines mal enroulées sont grandes et peu structurées : on peut difficilement les prendre pour cible.
Sources :
Imaginascience,
Sciencenow
newtoon
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14/06/2007