
L'arme Taser, qui est utilisée pour garder le contrôle de suspects trop agités, est devenu un standard dans de nombreuses polices du monde. Une polémique était alors née : est-ce que le Taser pouvait conduire à la mort d'un suspect ?
Une étude a été menée par des médecins de l'Université de Californie à San Diego. Les tests ne montrent aucun effet à long terme du Taser sur des sujets en bonne santé.
Rappelons que le Taser oblige une personne à se plier aux ordres de la police grâce à l'envoi d'un courant électrique qui interfère avec les système neuro-musculaire du corps humain ; l'action est incapacitante et temporaire.
Le responsable de l'étude a lui-même subi le Taser. Il précise que l'expérience est sur le coup douloureuse mais que peu après vous vous sentez juste engourdi, un peu comme après une séance intense de musculation. L'objectif de l'étude était de voir comment les humains étaient affectés physiologiquement dans l'absence de drogues, alcool ou autres stimulants.
Les expériences ont donc consisté à mesurer les paramètres sanguins et cardio-vasculaires avant l'action du Taser et une heure après. On mesurait ainsi la pression systolique, le battement du coeur, les taux de PH, sodium, calcium, potassium, bicarbonate et lactate dans le sang.
La pression systolique diminuait après avoir subit le Taser, probablement en raison de l'anxiété avant le test. Quelques paramètres étaient légèrement modifiés mais n'étaient pas cliniquement significatifs.
L'étude était financée par le National Institute of Justice. Une deuxième étude est en cours : voir les effets du Taser sur les personnes subissant un stress supplémentaire. Il faut prendre en compte en effet que les personnes interpellées sont souvent plutôt excitées par le contrôle de la police.
Sources :
Imaginascience,
Sciencedaily
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22/06/2007