
La maladie de Parkinson touche 140 000 personnes en France avec 12 000 nouveaux cas par an. Son évolution grandissante fait que la recherche de traitements est plus que nécessaire. La première tentative de thérapie génique ouvre un espoir sans précédant...
La maladie de parkinson se caractérise par 3 symptômes principaux : l’hypertonie (rigidité des membres), les tremblements de repos et l’akinésie (lenteur des mouvements). La maladie est caractérisée par une dégénérescence neuronale au niveau de la substance noire qui contient les neurones dopaminergiques. Il en résulte une baisse du taux de dopamine, neurotransmetteur indispensable aux mouvements du corps. Plus précisément, les scientifiques pensent qu’une hyperactivité du noyau subthalamique réduirait fortement le taux de dopamine.

Coupe du cerveau humain, noyau subthalamique en jaune, crédit : Wikipédia
Des chercheurs issus de l’université de Cornell aux Etats-Unis se sont intéressés à ce noyau subthalamique en injectant dans celui-ci des virus rendus inoffensifs dont le gène code pour une enzyme nécessaire à la synthèse de l'acide gamma-amino-butyrique (GABA) qui inhibe l’activité du noyau. Afin d’observer clairement les réussites, un seul des deux hémisphères cérébraux fut traité, chacun d’eux commandant le mouvement dans le côté opposé du corps.
Sur 11 hommes et une femme traités, on peut affirmer une amélioration de 25 à 30 % des symptômes, voir 70 % pour les patients traités à plus forte dose. Le traitement agit sur la partie du corps concernée mais une amélioration a également été constaté sur l'autre partie. Contradictoirement certaines personnes de la communauté scientifique pointent du doigt la possibilité d’un effet placebo.
Sources :
NewScientist,
Le Figaro,
France Parkinson
Chucky
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30/06/2007