
La dépression post-partum est, comme son nom latin tente de l'indiquer, associée avec l'arrivée de bébé. On connaissait depuis longtemps les effets sur les nouvelles mamans mais qu'en-est-il pour les pères ?
La dépression post-partum est très connue des jeunes mères : cela n'épargne pas les célébrités comme Brooke Shields qui avaient des pensées très noires (suicide par défenestration) et en ont finalement parlé ouvertement au public. Mais on ne parle jamais des pères : sont-ils concernés ?
En fait presque autant d'hommes que de femmes souffrent de ce type de dépression. Les chercheurs ont fait cette conclusion en examinant les données de plus de 5000 familles. On a alors constaté que presque 14 % des mères et 10 % des pères montraient des signes modérés à sévères de dépression post-partum.
Il y a une croyance populaire bien ancrée, même chez les médecins, que la dépression post-partum serait due à des changements hormonaux chez les femmes juste après l'accouchement. Du coup, on a toujours écarté les pères des études sur ce phénomène.
Il est en effet très probable que les changements hormonaux ne soient pas la seule explication. En fait, tant pour la femme que pour l'homme, les changements de vie sont très importants quand bébé arrive et cela peut contribuer à la dépression.
Une dépression post-partum peut intervenir à n'importe quel moment après l'accouchement et durer jusqu'à un an. Les symptômes cliniques sont classiques : tristesse, fatigue et désespoir. Un souffrant sent chez lui des modifications d'humeur, d'appétit et une préoccupation exagérée de la santé de l'enfant, croyant même parfois le blesser.
Même si les hormones influent, aucune cause spécifique de nature hormonale n'a pu être clairement identifiée. D'autres facteurs sont susceptibles de jouer : anciennes dépressions, lassitude, discorde maritale et l'importance des soutiens sociaux et financiers.
On associe la dépression chez chacun des parents avec une moindre interaction avec les enfants. La recherche a également montré un lien entre dépression maternelle et paternelle. Le problème est que les dépressions des mères sont plus facilement détectées et suivies.
Il est donc important que les pères qui souffrent de dépression voient un spécialiste. Pour les médecins, le conseil est de se demander si le père ne serait pas également atteint lorsque la mère vient les consulter au sujet de leur dépression post-partum.
Sources :
Imaginascience,
Mentalhelp
newtoon
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17/07/2007