
Le BCG, c’est un peu la madeleine de la médecine. Tout le monde y est passé et garde un souvenir impérissable de ce coup de tampon sur son carnet de santé. Obligatoire depuis 1950, pour les moins de 6ans, ce vaccin connaît ses dernières heures de gloire, pourfendu par la nouvelle ministre de la santé Roselyne Bachelot.
Le BCG est un vaccin qui doit lutter contre la tuberculose. Cependant, depuis quelques années, les études montrent que son efficacité n’est pas si bonne que ça. Il y a 15 ans déjà, on estimait que le vaccin offrait une protection infantile de seulement 50%. Par contre, il protège assez bien contre les formes les plus graves de la maladie.
La tuberculose n’est plus très répandue, elle affecte 9 personnes sur 100.000. Administrer ce vaccin à tous les enfants ne semble plus la meilleure solution. On pourrait très bien se contenter de ne vacciner que les enfants à risque, c’est-à-dire à peine 100.000 enfants par an. C’est ce que préconise l’académie de médecine.
De plus, depuis début 2006, le vaccin est administré par voie intradermique. Cette méthode augmente les complications bénignes. On arrive ainsi à 1 à 3% des enfants qui subissent des problèmes suite à ce vaccin. Pour la population hors risque, le bénéfice de ce vaccin est mince, voire nul. Pour être plus précis, la vaccination ne serait vraiment intéressante que pour les populations à risque.

Robert Koch, découvreur du bacille responsable de la tuberculosa, crédit : wikipedia
C’est là, que se pose la vraie question. En définissant la population à risque, on risque de la stigmatiser. Les gens plus à même d’être victime de la tuberculose, sont les personnes âgées, les personnes les plus pauvres et les migrants.
Roselyne Bachelot a annoncé le 11 juillet, l'arrêt du BCG comme vaccin systématique. Quelques 7 pays de l’Union Européenne ont déjà arrêté leur procédure automatique.
Source :
Le Figaro,
ministère de la sante
Phil
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14/07/2007