
Au total, ce serait 6 galaxies qui auraient été découvertes par une équipe internationale d’astronomes conduite par Richard Ellis du California Institute of Technology (CalTech).
Pour cela ils ont utilisé l’un des télescopes les plus performants au monde : le télescope Keck. Celui-ci est établi à Hawaï sur un sommet de 4 200 mètres. Il fait 10 mètres de diamètre et est équipé du spectrographe NIRSpec (capable de détecter les radiations très faibles émises par des galaxies situées aux frontières de l’univers).

Les télescopes Keck (I et II), au sommet de Mauna Kea. Photo: Benoit Fries
Situées à une distance de 13 milliards d’années-lumière, celles-ci ont trop peu d’éclat pour pouvoir être détectées par le plus performant des appareils. Pour cela les scientifiques ont utilisé le phénomène des lentilles gravitationnelles.
Prédit par Einstein et depuis longtemps confirmé, ce phénomène correspond à la déviation de la lumière par un objet massif (comme une galaxie ou un quasar). Mais en plus d’une déviation il y a également une concentration de cette lumière et ainsi une production d’images bien plus brillantes. Par ce procédé, il devient donc possible de voir des objets qui, en temps normal, n’auraient pas pu être détectés. Dans ce cas-là, la luminosité a été augmentée d’environ 20 fois.
Durant 3 ans, l’équipe a recherché les zones d’amplifications permettant d’effectuer des observations optimales. Ces galaxies étant les plus éloignées jamais observées auparavant, ce sont également les plus jeunes. Leur âge seraient d’environ 500 millions d’années (soit moins de 4% de l’âge de l’univers).
Cependant il est difficile de confirmer avec certitude que 6 galaxies ont bel et bien été identifiées. Mais même avec un pourcentage d’erreur important, on peut supposer qu’au moins une d’entre elle est effectivement réelle.
Source :
CNRS
Maraltho
1485
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19/07/2007