
L’élection présidentielle française nous a montré une femme avec une « saine colère ». Avec du recul, on sait que cet épisode n’a pas servi la candidate. Une étude montre qu’une femme en colère est vue comme perdant son self-contrôle, alors qu’un homme en colère est vu plus positivement.
La colère est perçue de façon très différente suivant qu’elle est exprimée par une femme ou un homme. Une étude américaine de l’université de Yale a fait quelques expériences pour noter cette différence. Les 3 expériences consistaient à montrer des vidéos de candidats à un travail. Les recruteurs testés devaient donner leur avis et évaluer un salaire.
Dans le premier scénario, hommes et femmes avaient le même comportement, mais se décrivaient en colère ou triste suite à une affaire perdue. Les hommes et femmes non coléreux obtiennent une moyenne salariale de 30.000 USD, les coléreux 38.000 USD et les coléreuses 23.500 USD.

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Dans le second scénario, on ajoute que les candidats se décrivent comme débutant ou confirmé. Les résultats montrent que plus la femme est expérimentée moins on lui pardonne sa colère. Le troisième scénario ajoute une bonne raison à la colère. Cet ajout permet aux femmes coléreuses de se faire pardonner, mais leur salaire reste inférieur aux hommes en colère, sans raison logique.
Dans tous les cas, le jugement sur les coléreux est équivalent de la part des hommes ou des femmes. Ainsi, la population américaine dans son ensemble sanctionne une femme en colère et pardonne, voire apprécie, un homme dans le même état.
Source :
Reuters
gardenisto
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7/08/2007