
Tout le monde n'est pas égal devant l'envie de boire. En fait, ceux qui cherchent l'amitié sont plus sensibles à l'influence des autres et sont plus enclins à boire.
Certes, vis-à-vis de l'alcool, il existe une prédétermination génétique et l'impact de la culture ainsi que l'environnement social direct. L'alcool est d'ailleurs une forme de comportement social chez les jeunes : ils boivent en groupe, lors de fêtes et de rencontres en discothèques.
L'alcool « social » est donc très dépendant de l'influence des autres, en particulier pour les hommes. Or, l'excès d'alcool ne mène pas forcément à une dépendance mais surtout à des comportements négatifs que l'on connaît bien : agressions, vandalisme et, bien sûr, accidents de la route.
Il est donc nécessaire de connaître les processus qui déterminent quelle quantité d'alcool va être bue par un individu en présence d'un groupe.
L'étude s'est donc concentrée sur des jeunes de 18 à 25 ans dont la plupart ne vivaient plus chez leurs parents. Le rôle éducatif des parents a certes une influence relative sur la quantité d'alcool absorbée : des parents attentifs ont des enfants qui ont moins de comportements antisociaux et boivent moins d'alcool.
Le comportement du père vis-à-vis de l'alcool est important. S'il boit régulièrement, les enfants seront tentés d'en faire autant mais on ne sait pas bien faire la part des choses entre prédisposition génétique et mimétisme.
Les résultats de l'étude sur les 12-14 ans a montré que ceux-ci sont plus influencés par leurs camarades qui ont un statut mieux établi ou lorsqu'il veulent se faire des amis dans le groupe. On ne retrouvait pas cela chez les plus âgés.
La répartition des sexes dans un groupe est un déterminant majeur pour l'utilisation de l'alcool : plus de garçons donc plus de consommation d'alcool tant par les garçons que les filles. Les filles semblent se modérer car elles savent que les garçons attendent d'elles qu'elles soient désinhibées par l'alcool...
Cette étude est une des premières à observer le comportement de consommation d'alcool chez les jeunes adultes en utilisant, entre-autres, des questionnaires.
Sources :
Imaginascience,
Siencedaily
newtoon
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16/08/2007