Dans son rapport annuel, l’Organisation Mondiale de la Santé insiste sur les risques réels de pandémie. Les pathologies infectieuses se développant à un rythme impressionnant - au moins une nouvelle maladie chaque année ! -, la sécurité sanitaire mondiale dépend d’une meilleure coopération entre les états…
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Depuis les années 1970, on découvre de nouvelles maladies émergentes au rythme sans précédent d’au moins une par année. Il existe désormais près de 40 maladies qui étaient encore inconnues il y a une génération » explique l’OMS. Et les maladies à tendance épidémique sont nombreuses, même si leur mode de propagation diffère : sida, SRAS, ebola, grippe aviaire… Pour chacune d’elles, la situation peut rapidement dérapée si elle n’est pas étroitement surveillée ! Il faut aussi mettre l’accent sur la prévention.
Suivre de près le H5N1D’autant plus que les transports aériens développés à l’extrême en ce XXIe siècle - 2,1 milliards de personnes se déplacent chaque année par avion - facilitent davantage la transmission des maladies infectieuses. Nous sommes à une époque où toutes les circonstances sont réunies pour qu’apparaisse tôt ou tard une grande épidémie. Alors, oui, il y a de quoi être soucieux et beaucoup déjà se demandent si celle-ci sera l’œuvre ou non du terrible virus H5N1 ?
Si tel était le cas, la grippe aviaire frapperait 1,5 milliards d’êtres humains (25% de la population mondiale) ! Bien sûr, il faut s’en inquiéter et tenter de limiter les dégâts, chose impossible sans quelques efforts de la part de tous. Ce constat peu rassurant est en effet le résultat des excès de l’homme sur l’environnement : déforestation dans les régions tropicales, pollution des milieux, réchauffement climatique, etc. Et pour ne rien arranger, si certaines pathologies infectieuses ont été maîtrisées, elles pourraient repartir de plus belles, par notre faute là aussi.
Nous avons abusé des antibiotiques et les microorganismes commencent à faire de la résistance (tuberculose), une erreur que nous pouvons payer très cher… Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, il est grand temps de mettre en place une meilleure coopération entre les états. L’OMS se plaint en effet d’un manque de transfert d’informations. L’Indonésie a par exemple cessé en décembre de transmettre ses échantillons de H5N1.
Ne pas délaisser les pays pauvresPourquoi ? Par peur (fondée ?) que les laboratoires pharmaceutiques, une fois les avoir étudiés, ne développent des vaccins trop coûteux et donc inaccessibles pour les habitants du pays… La Chine, quant à elle, distribue les siens depuis juin seulement. De plus, presque une fois sur deux, l’OMS est alertée d’un problème sanitaire par la presse et non par le pays touché ! Il est désormais urgent de faciliter l’accès aux données à une échelle internationale, bref d’échanger pour augmenter la réactivité en cas de menace avérée, mais aussi et surtout, de ne pas abandonner les pays pauvres dans ce combat. Pas simple…
Source :
Rapport OMS
CarolineLepage
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31/08/2007