
Après des années d’études, les médecin sont prêts à faire un diagnostique, à soigner, mais sont-ils prêts à côtoyer des malades ? Sont-ils suffisamment bien éduqués pour bien communiquer avec leurs patients ? Les chercheurs canadiens affirment qu’un médecin communiquant mal a plus de chances de se retrouver la proie des tribunaux.
A Montréal, une étude de l’Université McGill a suivi plus de 3400 médecins qui ont passé l’examen nommé EAC, entre 1993 et 1996. Cet examen valide leur aptitude à la communication. On peut noter qu’au Canada, il faut avoir validé son aptitude pour être médecin.
Grâce aux notes obtenues, on peut mettre en question le comportement du médecin vis-à-vis de ses patients : Est-il dédaigneux ? Écoute-t-il ? Est-il offensant ?
Ce groupe de médecin a fait l’objet d’une étude jusqu’en 2005. On a, alors, essayé de mettre en corrélation les résultats à l’examen avec les plaintes déposées par les malades à l’encontre de leurs médecins.

Le médecin (peinture de 1891 par S.L. Fildes), Wikipedia
Et bien, c’est tout simple, plus un élève médecin a eu de bonnes notes à l’EAC, moins il a de plaintes à son encontre. Et cette liaison est valable quelque soit le médecin, hommes et femmes confondus. Ainsi, pour le groupe des plus mauvais, représentant 24% des médecins, le nombre de plaintes est 257% plus important que prévu.
Ce résultat confirme l’importance de l’enseignement systématique sur la capacité à communiquer.
Un test équivalent est utilisé aux Etats-Unis. A quand la même chose en France ?
Source :
Radio-canada
gardenisto
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8/09/2007