
Les leishmanioses, considérées comme des maladies négligées, ont vu un regain récent d’intérêt scientifique ; la présence de l’armée américaine en Irak semble y être pour beaucoup. Enfin un effet collatéral positif de la guerre ?
Parmi les différentes variétés de leishmanioses, une est cutanée et défigurante, une autre est viscérale et potentiellement mortelle. Ces maladies transmises par une petite mouche, le phlébotome, sont présentes dans certaines zones chaudes du globe et le pourtour méditerranéen, sur un bassin de trois cents millions de personnes dont deux millions sont effectivement infectées. Problème de santé majeur, elles sont cependant négligées.
Du moins jusqu’ici, car la découverte d’un G.I. de l’armée américaine en Irak, infecté visiblement par la maladie (le fameux « bouton ou furoncle d’Alep ») a mis un coup de projecteur soudain et inattendu sur ces maladies et notamment leur version cutanée, présente de façon endémique dans les pays du Moyen-Orient.
Depuis le début de la guerre, ce sont à présent 350 soldats américains qui ont été attaqués par le phlébotome spécifique de cette variante, dont l’hôte habituel est… l’homme ! (En effet, l’insecte s’est installé dans les banlieues et utilise uniquement notre espèce pour s’héberger, alors que le phlébotome de la variante viscérale a choisi le chien).
Effet collatéral de la guerre : les recherches mais aussi les mesures de prévention doivent bénéficier du retour dans la lumière de ces affections graves et quasi oubliées. Le fait que le « furoncle d’Alep » soit maintenant le « furoncle de Bagdad » n’est qu’un effet collatéral de cet effet collatéral !
Source : OPIE, Festival International du Film d'Insecte
Ludwig
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10/09/2007

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Les G.I.s au secours de la recherche médicale » vous a plu ? Ne manquez pas le prochain :
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