
Nous sommes tous plus ou moins d’accord sur ce qui sent mauvais et sur ce qui sent bon. Encore que la culture de chacun peut changer les choses. L’androsténone, un dérivé de la testostérone et composé important de l’odeur du mâle humain, peut être perçu de façon très différente selon les personnes. Alors, on sent mauvais ? on sent l’homme ? ou on sent bon ?
L’analyse sur la perception de l’androsténone parait dans le magasine Nature, elle est le résultat d’études faites par des Universités américaines (Duke, Rockefeller). L’androsténone se retrouve facilement dans l’urine et la sueur de l’homme, beaucoup moins chez la femme. Ce composé est utilisé par les mammifères pour donner des informations d’ordre sexuel.
L’université de Rockfeller travaillait avec un groupe de 400 participants sur la perception de l’androstérone. L’université de Duke, elle, pensait qu’un gène particulier (OR7D4) jouait un rôle important dans cette perception. La rencontre des deux idées fut la bonne idée. On a donc étudié les gènes des 400 participants et leur réaction sur l’odeur.

Photo : Wikipedia
Les chercheurs ont repéré deux mutations sur le gène, qui donne 2 éléments variants dans le réception de l’odeur : RT et WM. Suivant la combinaison du sujet, sa perception de l’androsténone est différente. Le premier groupe trouve l’odeur pleine et intense. Un second groupe la trouve subtile avec des relents de vanille (sic !). Un autre groupe n’est, carrément, pas capable de repérer cette odeur. D’autres mutations permettent de ressentir l’odeur de façon plus ou moins forte.
Au-delà de la découverte scientifique, on peut se demander ce qui a poussé la nature à créer des groupes incapables de sentir l’androsténone et pourquoi de telles différences. Il ne reste, donc, plus qu'à ajouter un anthropologue à cette étude...
Source :
Physorg
gardenisto
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19/09/2007