
Il existe de nombreuses sociétés humaines pour lesquelles les mariages avec les cousins sont la norme sur le plan culturel. On sait cependant que les unions consanguines augmentent fortement les maladies de type génétique. Plus nos gènes sont brassés, plus la santé s'en trouve progressivement solidifiée.
Une récente étude s'est penchée sur la relation entre les unions consanguines et le taux de survie de la descendance. Cette recherche s'est effectuée sur les communautés bédouines à Bekaa au Liban car, dans ce cadre, les pourcentages de mariages entre cousins directs sont doublés.
Étonnamment, il semblerait que la consanguinité n'ait pas autant d'effet sur la mortalité des nourrissons qu'un autre facteur de risque : les intervalles entre les grossesses. Chaque mois supplémentaire ajouté avant la naissance du prochain enfant permettait de décroître la probabilité de décès de 3,7 %
Les bédouins étudiés étaient des musulmans sunnites qui ont un style de vie nomade : ils se déplacent avec leurs troupeaux dans le désert Syrien. Par conséquent, en raison de cette isolation géographique, les mariages consanguins sont fréquents et 47 % des épouses de bédouins sont des cousines directes.
On a remarqué que les nouveaux-nés issus de mariages entre cousins directs avaient une probabilité de décès doublée par rapport aux mariages entre cousins indirects ; et ce après avoir tenu compte de paramètres socio-économiques et démographiques.
ll faut noter que ce type de mariage entre cousins n'a pas que des inconvénients : le couple (et la femme en particulier) peut compter ainsi sur un fort soutien familial par exemple. Cela permet aussi de ne pas disperser le capital sur un plan économique.
Une recherche antérieure sur d'autres communautés de bédouins avait cependant montré que 8 % des hommes étaient sourds en raison de ces mariages consanguins. Parmi les populations qui pratiquent l'endogamie, on trouvera bien entendu davantage de maladies de types « récessives » (sur le plan génétique) chez les enfants.
Pour cette dernière recherche, le facteur significatif de mort chez les enfants des bédouins n'était pas le mariage entre cousins directs, mais l'intervalle entre les grossesses.
Sources :
Imaginascience,
Softpedia
newtoon
2202
1
24/11/2007