
Que ce soit chez les humains ou d'autres vertébrés, il semblerait qu'en moyenne, les mâles vieillissent plus vite et meurent plus tôt que les femelles. Pourquoi donc ?
Une étude récente suggère que ce fait interviendrait selon le niveau de la compétition sexuelle. Des chercheurs de l'université de Cambridge ont comparé des espèces monogames d'avec les espèces polygames ; pour ces dernières, chaque mâle s'accouple avec de nombreuses femelles.
Les mâles des espèces monogames comme la bernache nonette (un palmipède) et la mangouste doivent faire face à moins de compétition pour les femelles que les espèces polygames comme le babouin des savanes par exemple.
Après avoir regardé de près 20 espèces différentes de vertébrés, les chercheurs ont remarqué que, de manière générale, plus une espèce est polygame, plus la probabilité que les mâles vieillissent plus vite et meurent plus tôt que les femelles est importante. Pour les chercheurs, l'explication serait donc que plus la compétition entre mâles est féroce, moins chaque mâle dispose de temps pour avoir une descendance.
Pour les hommes (qui meurent plus tôt que les femmes également), il est donc fort possible qu'au moment où la physiologie de l'humain a évolué, soit, grosso-modo, au moment de l'âge de pierre, la polygamie fut plutôt la règle.
En guise de boutade, les chercheurs précisent que ce résultat ne devrait pas nous engager à revenir vers la polygamie pour autant ...
Sources :
Imaginascience,
Livescience
newtoon
3134
3
26/11/2007