
Le PDG de la Fnac a eu comme mission de faire un rapport sur la lutte contre le téléchargement illicite et pour le développement de l'offre culturelle légale sur l'internet. Suite à la remise de ce rapport, différents acteurs du secteur ont signé un accord prévoyant des mesures contre ces fameux vilains pirates du P2P.
C’est Nicolas Sarkozy, lui-même, qui s’est félicité ce Vendredi de la signature d’un accord contre le piratage en France. Outre le fait que le président veut mettre en place un internet « civilisé », on découvre des dispositions pas piquées des hannetons pour une démocratie occidentale : filtrage des requêtes par les fournisseurs d'accès internet, envoi de mails qui font peur, coupure de l’accès à internet pour les vilains téléchargeurs, résiliation en cas de récidive.
Nous voilà tous rassurés, les ayants droit seront bien protégés. D’ailleurs les stars venues soutenir l’accord à l’Elysée s’en félicitent : Bruel, Calogero, Barbelivien, Jean Reno, Christian Clavier et d’autres.
A l'opposé, l’accord prévoit l’abandon des protections DRM afin de permettre une réelle portabilité des fichiers numériques. Cet abandon devra être effectif seulement un an après que les mesures coercitives auront débuté. Les esprits chagrins y verront deux poids, deux mesures.
Dorénavant, les films en vidéo à la demande sortiront en même temps que les DVD, c’est-à-dire 6 mois après leurs sorties en salle.
Le journal Libération publie un
résumé de 3 pages de l’accord en pdf.
L’accord a été signé par les pouvoirs publics, les fournisseurs d’accès, les ayants droits dans le domaine de la musique et du cinéma. Cependant, il manquait l’acteur principal dans cette affaire : le consommateur.
Source :
Liberation
gardenisto
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24/11/2007