
Les aficionados du clavardage connaissent bien les chat-bots, ces agents conversationnels qui peuvent répondre à des questions, raconter des blagues ou proposer des jeux. Mais la prochaine génération de bots pourrait être nettement moins sympathique...
Ça ne date pas d'hier que les programmeurs cherchent à simuler des conversations avec des algorithmes informatiques. En 1950, Alan Turing inventait le test éponyme. Il s'agit en fait d'un petit jeu, au cours duquel un agent conversationnel doit réussir à faire croire qu'il est humain. C'est d'autant plus dur qu'il est mis en concurrence avec un humain, un vrai, dont l'objectif est aussi d'être identifié comme tel. À ce jour, aucun ordinateur n'a pu passer le test. Mais plusieurs bots sont capables de se faire passer pour des humains dans un contexte ou personne n'est particulièrement suspicieux. Eliza et AliceBot en sont des exemples.

La compagnie PC Tools met ses utilisateurs en garde contre un nouveau type de bot, mis sur le marché par une compagnie russe. Il s'agit d'un robot spécialisé dans les conversations salaces. Oui, vous avez bien lu! Le logiciel est capable de tenir des discussions érotiques sur plusieurs réseaux à la fois, avec différentes personnalités - allant de l'amoureux romantique au prédateur sexuel. Il est programmé pour récolter toutes les données que la victime voudra bien lui fournir : adresses courriel, photos, etc. Ces informations pourront par la suite être utilisées pour voler l'identité de la personne - se faire passer pour elle.
Il est donc plus que jamais recommandé de protéger son identité et ses informations personnelles lorsque vous tchatchez, que ce soit avec des humains ou des robots!
Source:
Arstechnica
ben
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27/12/2007