
Des experts en biologie marine ont publié un article dans le magazine Science pour mettre en garde leurs responsables politiques contre les effets de l'augmentation du CO2 atmosphérique sur les récifs coralliens.
Le corail est un animal microscopique qui vit en colonies. Il est en symbiose avec des algues unicellulaires, le plancton dans les mers froides et la zooxanthelle dans les mers chaudes. Les récifs coralliens sont composés de millions d'individus, et plus particulièrement de leur carapace de carbonate de calcium.

Cerveau de Neptune, Photo: Benoit Fries.
Certains de ces organismes peuvent vivre plusieurs centaines d'années, et des colonies existent depuis des millénaires. Mais il ne faut pas se fier à cette apparente robustesse, ils sont en réalité très fragiles. Un changement de température de l'eau, où une acidité plus élevée peut les condamner à mort. Or, c'est exactement ce qui risque de se produire avec le réchauffement climatique. Les températures montent, et l'absorption du dioxyde de carbone par l'océan crée de l'acide carbonique qui peut attaquer les récifs ou tout au moins bloquer la croissance du corail.
Le corail étant la base de l'écosystème marin, sa mort entrainerait celle de nombreuses espèces d'animaux et de poissons, ce qui aurait des répercussions économiques dramatiques dans les régions côtières. La disparition de ces obstacles naturels exposera également la côte aux inondations et raz-de-marée.
Les scientifiques lancent un cri d'alarme, et demandent aux gouvernements des pays industrialisés, en plus de limiter leur production de CO2, de prendre des mesures contre tout ce qui menace les récifs : pêche excessive, pollution, développement incontrôlé des zones côtières. Reste à espérer qu'ils seront entendus...
Source:
CRTRP, via Eurekalert.
ben
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28/12/2007