
Les majors et autres producteurs de musique sont bien fâchés de la tournure que prend la musique numérique. Les offres payantes n’attirent guère le public alors que le P2P continue à distribuer gratuitement des albums à qui le veut. Les producteurs ont demandé l’autorisation à la CNIL de collecter les adresses IP des pirates.
La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) protège l’individu des utilisations frauduleuses de données privées. Ainsi, à chaque fois qu’une entreprise veut utiliser des données un peu sensibles, elle doit en faire la demande à la CNIL.
La SPPF (Société civile des Producteurs de Phonogrammes en France) veut aider la justice en traquant les pirates présents sur le réseau P2P. Pour se faire, cette société souhaite collecter les adresses IP des pirates. Ces fameuses adresses permettent d’identifier les PC qui mettent à disposition des fichiers illégaux.
eMule, le petit âne du P2P.
La société gérant les droits d’auteurs (SACEM) bénéficie, déjà, d’un droit de ce type. Ces deux sociétés ne feront pas elles-mêmes la collecte des fraudeurs, mais la confieront certainement à des sociétés spécialisées qui seront très heureuses de montrer leur savoir-faire.
La SPPF pense que cette autorisation n’est que le début de sa lutte contre les copies illégales. La société imagine qu’avec les nouvelles mesures du gouvernement et la volonté commune des industriels de réduire la fraude, le nombre de pirates devrait baisser de 50 % d’ici un an.
Source :
01Net
gardenisto
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29/01/2008