
Une étude récente vient de chiffrer l'une des conséquences, invisible mais pourtant prévisible d'une pratique conviviale moderne : la trempette de l'apéritif, au cours de laquelle des bâtonnets de légumes ou des chips s'agrémentent de guacamole ou d'autres sauces proposées en soucoupes.
Si la première bouchée est sans conséquence, la seconde (puisque l'aliment vient d'être porté à la bouche et retourne illico dans la sauce), immerge dans celle-ci en moyenne quelque dix mille bactéries. À raison de quinze convives qui font trempette dix fois, on est à un million et demi d'animalcules par apéritif. L'équivalent numérique des forces engagées à Verdun. Ce n'est pas forcément grave, mais ça peut l'être, on en conviendra, lors des périodes de grippe ou de gastroentérites.
C'est d'autant plus étonnant que le partage des microbes accompagnant cette pratique crève les yeux, dans une société qui leur fait une chasse quotidienne.
La solution? Couper les légumes en petites bouchées... ou revenir aux traditionnelles cacahuètes.
Ce qui pose d'autres problèmes de santé publique!
Source:
France 5
Ludwig
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9/02/2008