
Voici le côté obscur des recherches et de l'écotourisme. Ces pratiques sont censées défendre le bien être des animaux, mais il y a un retour de bâton : nos virus humains sont parfois transmis aux grands singes.
Des chercheurs ont en effet analysé de près 5 épizooties de maladies respiratoires entre 1999 et 2006 qui ont eu lieu en Côte d'Ivoire en Afrique de l'Ouest. Ces maladies ont gravement mis en danger les singes : nombreux sont ceux qui sont tombés malades et qui en sont souvent morts.
Les échantillons ont révélé la présence de germes d'origine humaine. Ces virus causent souvent des maladies respiratoires chez les humains et sont une source fréquente de décès chez les nourrissons dans les pays en voie de développement.
Ces virus sont très communs. La présence d'anticorps chez les humains atteint presque 100 % : cela signifie que pratiquement tout le monde sur Terre a été en contact avec ces virus et a par conséquent développé des défenses adaptées. Les analyses révèlent pour la première fois qu'il existe une preuve comme quoi des virus ont été transmis directement des humains aux grands singes sauvages.
Quasiment toutes les maladies qui peuvent nous faire du mal font également du mal aux grands singes, car ces animaux sont très proches de nous sur le plan génétique et physiologique.
Faut-il rappeler qu'il existe de nombreuses maladies qui sont venues des singes jusqu'à nous (et inversement) ? Le virus Ebola (qui a pu provenir au départ des chauves-souris) et le Sida en sont les exemples les plus connus.
Même si ces contaminations ont eu un impact néfaste certain, la recherche et l'écotourisme restent en comparaison de très bonnes choses afin de protéger les singes sauvages (espèces protégées) en stimulant l'attention du grand public et des politiques. Il faudrait juste que l'on prenne davantage conscience des problèmes d'hygiène.
Certains scientifiques ont ainsi commencé à mettre en place des règles afin de minimiser les risques d'infection vis-à-vis des chimpanzés et incitent leurs confrères à faire de même. Cela comprend le port d'un masque, le fait de garder une distance de plusieurs mètres et de désinfecter les bottes régulièrement.
L'idéal serait de créer à terme un processus de certification avec un label de respect de ces consignes pour les sites de recherche et d'écotourisme.
Les maladies qui font courir les plus grands risques sont celles qui passent par les voies respiratoires ou qui causent des diarrhées (les germes pathogènes restent alors longtemps dans l'environnement et cela accroît le risque de transmission).
Sources :
Imaginascience,
Livescience
newtoon
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1/03/2008