
Le 20 février 2008, des chercheurs du CNRS (Paris), dirigés par Ludwik Leibler, ont annoncé une découverte révolutionnaire : une nouvelle matière élastique auto-cicatrisante.
Cette matière, créée à partir de molécules de graisses végétales dotées de propriétés spectaculaires, peut être coupée ou déchirée, puis réparée, simplement en joignant les deux extrémités qui ont été séparées, dans des conditions atmosphériques normales (température et pression ambiantes).
Après plusieurs expériences, les scientifiques du CNRS assurent que ce matériau garde sa flexibilité et son élasticité même après avoir subi les plus sévères découpages.
Expérience de découpage sur Miracle 1 (CNRS)
La capacité impressionnante de ce caoutchouc à s'auto-réparer est due à sa structure moléculaire particulière. En effet, les molécules de graisses végétales utilisées pour la fabrication de cette matière sont liées les unes aux autres dans une sorte de réseau moléculaire grâce à des
liaisons hydrogène (liaisons chimiques de faible énergie mais efficaces). Ces liaisons ont la possibilité de rester « collantes » même après avoir été séparées.
Cette propriété rend possible le découpage du caoutchouc et sa réparation en moins de 6 heures dans des conditions normales d'utilisation, ainsi que son étirement jusqu'à plus de 5 fois sa taille d'origine sans aucune séquelles sur la structure du caoutchouc.
« C'est formidable (...) et ça marche encore, encore et encore. » s'émerveille Leibler. Ce matériau nommé Miracle 1 par les scientifiques du CNRS, est totalement biodégradable, et offre de nouvelles perspectives dans la fabrication de jouets « incassables » pour enfants, de matériel de plongé réparable, de joints d'étanchéité...et bien plus encore.
Ainsi, ce matériau est une bonne alternative au plastique issu du pétrole d'autant plus qu'il est totalement recyclable et remodelable à chaud indéfiniment.
Sources :
CNRS,
Scientific American
brainbow
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29/02/2008