
Durant les vingt-cinq dernières années, la région de Riau, représentant à elle seule un cinquième des terres de l'île indonésienne de Sumatra, a perdu plus de 65 % de sa forêt et de ses marais.
Malgré l'inscription de la forêt tropicale de Sumatra au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2004 et en dépit de la conférence de Bali contre le réchauffement climatique de décembre 2007, certaines compagnies agricoles indonésiennes profitent toujours de ses ressources revendant bois, huile de palme, papier... originaires de cette région.
Les spécialistes de WWF insistent aujourd'hui sur le fait que cette destruction dégage plus de gaz à effet de serre que les Pays-Bas en un an (exactement 122% des émissions annuelles des Pays-Bas).
En effet, les forêts (grâce aux arbres) et les marais sont de véritables réserves de CO2, si bien que leur destruction est responsable pour plus de 20% dans l'émission globale de gaz à effet de serre.
Ces biotopes sont également le dernier refuge des rares tigres de Sumatra, des derniers éléphants d'Asie et d'autres espèces endémiques de l'île, tels la loutre de Sumatra et l'Orang-Outan.
L'île de Sumatra (Wikimedia)
Le rapport de la WWF affirme que la population d'éléphants de Sumatra a été détruite pour plus de 84% soit 210 individus restants, et la population de tigre de plus de 70% soit approximativement 192 spécimens restants.
Il est urgent d'agir pour la protection de ces deux espèces en voie de disparition et pour bien d'autres espèces peuplant ces marais et forêts.
Susan Lieberman, directrice du programme WWF pour la protection des espèces, déplore que les tigres et les éléphants de Sumatra disparaissent plus vite que leur habitat.
C'est dans ce cadre que les dirigeants de Sumatra ont promis de protéger les rares forêts encore debout, car ils s'inquiètent de la situation de l'île.
Sources :
Bio-Medicine ;
Reuters
brainbow
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4/03/2008