
Un coup de blues, une rupture, etc. autant de raisons qui peuvent donner envie à certains de boire, histoire de faire taire ce gros chagrin… Pourtant, l’alcool ne le dilue pas. Pire, il enfonce le clou !
Alors, boire permet-il oui ou non d’oublier ses ennuis ? Des pharmacologistes japonais de l’Université de Tokyo ont voulu en avoir le cœur net. Et leur conclusion, publiée dans la revue
Neuropsychopharmacology, risque fort de décevoir les âmes en peine. Comment les chercheurs s’y sont-ils pris pour étudier les effets de l’alcool sur cette douleur morale ? Ils ont engagé une équipe de rats. Pendant plusieurs jours, les animaux ont subi de légères décharges.
De quoi être bien traumatisés tout de même ! Pas étonnant ensuite que cela ait provoqué une certaine agitation, voire de la panique, à chaque ouverture de la porte de leur cage : la mémoire bien éveillée, ils savaient très bien ce qui pouvait les attendre… L’étape suivante a consisté à établir deux groupes : l’un recevant de l’éthanol (alcool) par injection, l’autre servant de témoin, du sérum physiologique.
Résultat ? La crainte légitime perçue à l’ouverture de la porte durait plus longtemps - jusqu’à deux semaines de plus - chez les rats alcoolisés que chez les autres ! Autrement dit, le mauvais souvenir laissé par les décharges du début de l’expérience a persisté davantage chez les premiers. L’alcool n’est pas une roue de secours qui aide à oublier les soucis, mais peut même prolonger l’état de souffrance dans lequel on se trouve…
Source : Source :
Neuropsychopharmacology
CarolineLepage
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9/03/2008