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Cerveaux masculins et féminins face au désordre

Psychologie et Neurologie On a trouvé une région particulière dans le cerveau. C'est dans cette zone que siégerait la régulation de tout ce qui touche à l'organisation, au rangement. Cette zone est caractérisée par d'impressionnantes différences selon le sexe considéré !


Depuis que les recherches neurologiques progressent grâce à l'imagerie médicale on a trouvé de nombreuses différences entre les cerveaux féminins et masculins.


On sait déjà que les femmes éprouvent plus de mal que les hommes à se repérer spatialement (d'où les critiques exaspérés des hommes lors de lecture de cartes routières par les femmes).

Des chercheurs spécialistes en neurologie de l'université de psychologie cognitive Reinigung-Büddenstedt ont créé une simulation virtuelle sous forme de jeu vidéo 3D. Des étudiants des deux sexes ont été conviés à participer à la simulation tout en restant installés dans un scanner IRM.

Certains rangements étaient simples, mais les formes et les classements se complexifiaient. Le jeu le plus ludique était l'épreuve de nettoyage : un avatar masculin virtuel semait un peu partout du désordre et de la poussière et le candidat devait jongler entre différents outils afin de remédier au problème dans un minimum de temps.

Les hommes obtenaient des scores réellement médiocres en général et se désintéressaient rapidement ; peu de zones du cerveau étaient irriguées durant les épreuves. Les femmes avaient par contre une nette tendance à accomplir avec un très bon score les différentes phases du jeu et certaines étaient devenues carrément « accros » ; le record fut de 12 heures de jeu d'affilée.

Une région du cortex cérébral située dans l'amygdale, la région associée aux plaisirs, était irriguée en permanence.

Des questionnaires délivrés en fin de session sont éloquents : certaines femmes ont même avoué avoir trouvé davantage de plaisir à finir le jeu que lors de leurs relations sexuelles ou, mieux, après avoir mangé du chocolat.

Le docteur Wunderbarliebe et le professeur R. Astley, responsables de l'étude, pensent qu'il existe bien une région neurologique de satisfaction liée au plaisir de ranger, classer et dépoussiérer et que cette région était manifestement plus sensible chez le sexe féminin.

Des études complémentaires seront nécessaires afin de déterminer si les résultats de cette étude n'ont pu être biaisés par le fait que tous les chercheurs de cette recherche étaient du même sexe (masculin).

L'étude bénéficiait du mécénat de Procter & Gamble.

(Poisson d'Avril :P )

Sources : Imaginascience, Reinigung Universität

Auteur newtoon  Lectures 1949  Commentaires 15  Date de publication: 1/04/2008
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2 rétroliens (Via Technorati) (afficher)

Le  1 avril à 13:47 #

Never gonna give you up, never gonna let you down....depuis le temps que je la recherche cette chanson !!

Au fait, article très intéressant et très instructif soit dit en passant

Le  1 avril à 14:45 #

Pire, il y a déjà un biais possible impossible à contrôler : le stéréotype.

Une "théorie" en psychologie sociale existe pour expliquer les différences comportementales et cognitives entre les genres et / ou groupes en général. Elle se nomme la menace du stéréotype (mais n'est, à mon sens, qu'un sous exemple de processus bien plus généraux et globaux).

Exemple : on prend deux groupes mixtes (A et B), présentez au premier groupe (A) une tâche et dites que c'est de la géométrie, des mathématiques ; présentez cette même tâche au groupe B en disant cette fois que c'est de l'art plastique, du dessin créatif... (on change juste la présentation, l'habillage de la tâche, on amorce ainsi les stéréotypes).

Bah mes aïeux, dans le groupe A les filles sont médiocres alors qu'elles excellent dans le groupe B !

C'est ce qu'on appelle la "menace du stéréotype" (par exemple, les filles sont "menacées" par le domaine mathématiques, c'est un exemple grossier hein), qui dépend en fait d'un système complexe beaucoup plus large. Le principe, en très gros, est de montrer l'influence des croyances et cognitions dans la réalisation de certaines tâches ciblées.

Notons que ce phénomène marche de manière identique chez les personnes qui ne "croient pas au stéréotype". Ainsi, même les filles qui ne se sentent pas mauvaises en math dans cette tâche ont des moins bonnes performances...

Revenons à nos génisses.
L'expérience décrite dans cet article montre donc quelque chose en effet (une singularité d'activation en fonction du genre dans une tâche ciblée), de là à dire qu'il s'agit d'une aire d'organisation ménagère... Rien de moins sûr, on est loin de la preuve...

Le  1 avril à 15:12 #

Encore l'amygdale
Cette région du cerveau est cause de bien des soucis. Agressivité chez les jeunes, dépoussiérage compulsif excessif chez la femme... Je serais prêt à parier qu'on pourrait lui attribuer la guerre en Irak.

Soit dit en passant, l'explication de Nox semble plus réaliste que les connexions neurologiques autour de l'amygdale. Le ménage, la poussière et les math sont plus de l'acquis que de l'inné...

jf

Le  1 avril à 17:38 #

Salut Nox & JFT,

Je pense que la Reinigung Universität est tout de même assez crédible dans ce domaine. Ils ne risqueraient pas de souiller leur réputation avec une étude bidon.

Déjà, intuitivement, si je regarde autour de moi je constate que les femmes s'adonnent beaucoup plus aux activités ménagères (rangement, nettoyage, etc), activités qui intéressent beaucoup moins les hommes. Je sais que ça n'a pas de valeur scientifique, mais c'est tout de même un indice.

C'est sûr qu'on peut aller à la pêche et imaginer toutes sortes de biais possibles, mais ça ne change rien aux résultats de cette étude...

J'espère que les femmes s'exprimeront aussi (quand elles auront fini de ranger )

Ben

Le  1 avril à 17:46 #

Pour Jft:

En fait, l'amygdale dans le cerveau est la pierre angulaire du système limbique, autrement dit, le système des émotions.
Autant au niveau de la réaction émotionelle (si on te dit que ton chat est mort, l'amygdale s'active), de l'empathie (si tu vois un type à qui on vient de dire que son chat est mort, l'amygdale s'active aussi) et de la mémoire qui implique de l'émotion, autant en apprentissage qu'en évocation.

Donc, ouais, elle a un rapport direct avec la guerre en Irak

Le  1 avril à 18:05 #

Ouhla...
Les labos de cognitives ont une prépondérance à oublier les effets du contexte et itou des "croyances" (au sens large), j'ai vu un exemple édifiant récemment ou un phénomène de cognitive était fortement biaisé par une méthodo foireuse (identifiée et réglée par des psychologues sociaux).

Le problème ici n'est pas la théorie (peu explicite, mais j'imagine que l'article est plus clair), mais l'interprétation des données.

Tu ne peux pas valider l'interprétation fournie ici sans repenser aux biais contextuels.
Ainsi, il est parfaitement logique qu'on arrive à isoler une différence d'activation cérébrale selon le genre lorsqu'on active une représentation prototypiquement féminine : il peut y avoir une rumination cognitive, un accès à des contenus cognitifs différents, une dose attentionnelle différente etc. selon le genre du coup.
C'est le principe même de "l'amorçage de concepts ciblés" ! Cela ne veut pas dire qu'il y a une aire dédiée, juste qu'on active pas les mêmes choses (presque trivial non ?).
Laisser de côté toutes les croyances (et cognitions qui en découlent) dans l'explication du "pourquoi ça s'allume chez les femmes et pas chez l'homme" c'est une erreur pouvant mener à un problème d'interprétation.
C'est typique des études sur le genre (et aussi sur les ethnies d'ailleurs...) d'oublier la très forte pression du social...

Sur ces données en elles mêmes, pas de soucis donc.
Mais quant à faire le pas en disant qu'il y a des aires dédiées selon le genre, on fait un pas de trop et il est peu précautionneux (pas, que ces chercheurs n'ont sans doute pas fait, par ailleurs, contrairement à ce que pourrait laisser supposer cet article).

Enfin, les IRMf sont largement critiquables lorsqu'on s'en sert pour identifier les aires en fonction de variables groupales (sexe ou ethnies), car il faut être certain de n'activer que ce qui nous intéresse ! Or une tâche comme celle de l'expérience active un bon paquet de truc !

Voilà, juste l'interprétation des données qui tarabuste, et crois moi, la réputation du labo ne joue pas beaucoup sur la qualité parfois !

Le  1 avril à 18:16 #


Le 1-04-2008 à 18:05, Nox :

Sur ces données en elles mêmes, pas de soucis donc.
Mais quant à faire le pas en disant qu'il y a des aires dédiées selon le genre, on fait un pas de trop et il est peu précautionneux (pas, que ces chercheurs n'ont sans doute pas fait, par ailleurs, contrairement à ce que pourrait laisser supposer cet article).

Je suis d'accord, mais on ne peut tout de même pas nier que les femmes sont dans une cuisine comme un poisson dans l'eau, alors que les hommes ne s'y retrouvent généralement pas, étant de nature plus bordélique. Quelque part, les résultats obtenus correspondent parfaitement à ce que l'on observe... il n'y a peut être pas lieue de chercher plus loin ?

Tu devrais consulter le lien vers la source, je suis persuadé que l'article de la Reinigung saura te convaincre.

Ben

Le  1 avril à 18:19 #

i know lapinou (le premier comm' était assez explicite).

je te cause de la possibilité de faire ce genre d'article (j'en ai sous le pied des édifiants, publiés pour de vrai, et pas à cette date...).
Ce qui est super intéressant dans cet article, c'est que je ne le considère pas comme une "grosse blague", car, il n'y a pas si longtemps en fait, des études "sérieuses" allaient encore plus loin que ça ! Du coup je m'emballe à toute date, oubliant qu'il faut que je sois heureux que ce ne soit que ce que c'est

Mais c'est sûr, on ne peut pas remettre en cause un grand scientifique d'un si grand labo...

Je n'atteindrai jamais son génie... (et ça j'en suis certain !)

(Modifié par Nox le 01-04-2008 à 18:23)

Le  1 avril à 18:22 #

Je suis assez d'accord avec Ben, je connais par expérience le sérieux de l'équipe de la ReinigungsUniversität, j'ai collaboré avec eux dans le cadre d'une autre recherche dans les années 90.

Ils travaillent sur une méta-analyse en ce moment (J'ai eu Holger Münch au téléphone récement) qui tend assez largement à valider cette première étude dont il est fait mention ci-dessus.

Le  1 avril à 18:24 #

Ah ?
J'avais entendu dire qu'il y avait des divergences au sein de l'équipe ?
Ils ont finalement trouvés un accord ?

Consulter les 5 commentaires suivants dans le forum.


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