
La salive s’avère un bon réservoir des protéines de notre corps. Trois équipes américaines viennent de finir le recensement des protéines présentes dans la salive. Cet inventaire ouvre la voie à de nouveaux diagnostics salivaires en lieu et place des bonnes vieilles prises de sang.
Un groupement de trois équipes de chercheurs américains vient de publier dans le
Journal of Proteome Research le protéome de la salive. Le protéome est l’ensemble des protéines produites par le génome. Ces équipes ont donc fait un recensement et une identification exhaustive de protéines de la salive. Ils en ont dénombré 1166. Dans ce décompte, les protéines fabriquées par les glandes sublinguale, submandibulaire et parotide ont été prises en compte.
23 personnes de différentes origines et des deux sexes ont participé à cette étude. Leur salive a été passée au spectromètre de masse.
Les glandes salivaires, credit : Mayo
Les protéines commandées par les gènes fabriquent les organes et régulent les processus cellulaires. En comprenant et en suivant l’activité d’une protéine, on peut plus facilement établir des diagnostics sur certaines maladies. Ainsi, la carte établie par les Américains est une entrée vers le développement de nouveaux tests salivaires.
Ces tests salivaires viendraient même supplanter les tests sanguins plus chers et plus traumatisants. On peut imaginer de tels tests pour la maladie de Parkinson, d’Alzheimer, les cancers du sein ou du pancréas voire certains diabètes.
Source :
American Chemical Society
gardenisto
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28/03/2008