
L’agence spatiale russe possède l’un des deux plus beaux palmarès de la conquête spatiale. Il n’empêche qu’elle n’aurait pas dû énerver un certain paysan de la campagne russe. On ne transige pas avec Boris Urmatov. Il emmène l’agence devant les tribunaux.
Boris Urmatov habite dans un petit village, dans la campagne reculée. Non loin, la Russie loue un site de lancement de fusée : le fameux Baikonur en plein Kazakhstan. Le village de Ust-Kan se trouve dans la droite lignée du passage des fusées. Et c’est autre chose que d’habiter à côté d’un aéroport. Un aéroport, c’est du solide, les avions dans la plupart des cas ne tombent pas en milles morceaux, alors que les fusées russes…
Les voisins de notre fermier ne sont pas en reste. Régulièrement, des pièces détachées de fusées russes tombent du ciel. D’ailleurs, ils savent très bien dans quel endroit, il ne faut pas se promener au moment des lancements.
De son coté l’agence spatiale russe affirme que depuis 50 ans que les tirs de fusées sont pratiqués, des mises en garde sont régulièrement faites. Sur les 400 fusées russes que le ciel a accueillies, bien peu ont laissé des traces sur le sol de la communauté de Ust-Kan. De toute façon, la conquête spatiale n’est pas une science exacte.
Ce qui a énervé Boris, c’est la dernière pièce qui est tombée tout à côté de sa bergerie. Une pièce de métal de presque 3 mètres, selon lui, est venue du ciel dans son jardin, évitant de peu les toilettes de sa propriété.
L’homme demande réparation à l’agence spatiale russe, une sorte de compensation au stress subi : 1 million de roubles. La justice tranchera. En 2001, un bûcheron avait touché 200.000 roubles pour avoir évité de peu le débris d’une fusée.
Source :
Reuters
gardenisto
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2/04/2008