
Les Français commencent à comprendre que les acides
gras trans sont mauvais pour la santé. France2, le 13 décembre 2007, diffusait une émission édifiante sur la quantité d’acide gras trans présents dans les produits de l’industrie agroalimentaire. L’Inserm et l'Institut Gustave Roussy communiquent un résultat dramatique : les acides gras trans multiplient par deux le risque de cancer du sein.
L’étude E3N est une étude épidémiologique portant sur 100.000 femmes nées entre 1925 et 1950 et suivies depuis 1990. Tous les deux ans, ces femmes remplissent un questionnaire détaillé sur leur mode de vie et leur état de santé. Deux sujets sont plus particulièrement surveillés : le cancer du sein et le cancer du côlon.
Les chercheurs de l’Inserm et de l'Institut Gustave Roussy ont travaillé sur des prélèvements sanguins de 25000 femmes sur les 100000 de l’étude. En analysant les taux d’acides gras trans et cis présents dans le sang, les chercheurs ont trouvé une corrélation entre ce taux et l’apparition du cancer du sein. Le résultat est éloquent, la partie des femmes qui ont le plus d’acide gras trans ont deux fois plus de chance d’avoir le cancer du sein que la partie des femmes qui en ont le moins.
L'enquête de France2 montrait du doigt le fameux Savane de Brossard. On ne connait pas la quantité exact d'acides gras trans dans ce gateau.
Les acides gras trans se retrouvent essentiellement dans les produits de l’alimentation issus de l’industrie. On les retrouve facilement dans la composition des aliments sous la dénomination « huile partiellement hydrogénée ».
Le problème est, qu’aujourd’hui, rien n’oblige les fabricants à préciser la quantité d'acides gras dangereux présents. Alors, le mieux est encore de ne pas acheter les produits qui en contiennent.
Source :
Inserm
gardenisto
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22/04/2008