
Qu’est-ce qu’on fait des vieilles rames de métro ? On les désosse et direction le ferrailleur. Aux États-Unis, les vieilles rames de métro trouvent un second souffle et vont créer un récif sur les côtes du Delaware.
Des centaines de rames du métro New-yorkais ont quitté le sous-sol de la grande pomme pour se retrouver à 25 mètres sous l’eau, à quelques 30 km au large du Delaware. Ces masses d’acier sont coulées et atteignent le fond de l’eau. Elles aident à transformer un fond stérile de l’océan en un riche milieu aquatique rempli de moules, d’éponges marines et autres mollusques.
Jusqu’ici, plus de 600 wagons ont été posés dans le fond de l’océan. En 7 ans, cet apport a permis de multiplier par 400 la quantité de nourriture marine présente dans les zones accueillant les wagons. Ces récifs artificiels servent maintenant d’abris à des poissons importants comme le thon ou le maquereau. Si certains poissons aiment vivre à l’intérieur des rames, d’autres se contentent des alentours.
Quelques associations écologiques se posent des questions sur la pollution qu’apporte cette opération. Les wagons créent un récif artificiel et la faune locale s’en félicite, soit. Cependant, les écologistes pointent du doigt les parties des wagons qui pourraient polluer le milieu, par exemple certaines colles utilisées dans la fabrication des rames.
D’autres états américains sont intéressés par l’utilisation des vieilles rames de métro. Mais un problème de taille se pose : la pénurie de vieux wagons !
Source :
Tree Hugger
gardenisto
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24/04/2008