
Les pays autour de la Méditerranée n’ont pas de système d’alerte en cas de tsunami. Pourtant, n'importe quel pays méditerranéen pourrait être frappé en quelques minutes.
Un projet de système d’alerte, lancé peu après le tsunami de l’océan Indien qui fit 230.000 victimes en décembre 2004, a été présenté cette semaine lors du congrès annuel de l’
Union européenne des géosciences (EGU), qui s’est tenu à Vienne en Autriche.
D’un coût de 40 à 50 millions d’euros, il devrait permettre d’émettre, à partir de 2011, une alerte locale en deux ou trois minutes, et une alerte étendue dans un délai de 15 minutes.
Un tsunami local, défini en Méditerranée par une distance de 100 kilomètres entre la source et son point d’impact, peut atteindre les côtes et les îles en quelques minutes, faisant de la rapidité des alertes un élément essentiel. Les alertes pourraient être diffusées par des panneaux d'affichage automatiques, les chaînes de radio, les téléphones portables.
Pour Stefano Tinti, président du projet, même un petit tsunami pourrait avoir des effets dévastateurs sur les parties de la Méditerranée les plus exposées, qui sont densément peuplées avec une importante fréquentation touristique. « Une vague d'un mètre serait une catastrophe, l'été, sur une plage exposée et bondée de touristes ».
De plus si un tsunami frappe, il n'y a pas de lieu sûr en Méditerranée, a-t-il ajouté.
Par son activité sismique, la Grèce est le pays le plus exposé à un tsunami en Méditerranée, suivie par la Turquie, la Sicile et l’Algérie.
Sources :
Monsters and Critics,
L’Express
Svalbard-Images
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25/04/2008