
La Conférence internationale sur les déchets spatiaux a établi un bilan très négatif. Depuis 50 ans que l’être humain tire profit de l’espace, des millions d’objets se sont mis en orbite autour de la Terre. Mais c’est l’année 2007 que l’on retiendra, celle-ci s’est révélée une date clé pour la pollution spatiale : aux satellites s’ajoutent des débris spatiaux, très nombreux, et polluant l’orbite géostationnaire, ce qui alarme les spécialistes.
Récemment, a eu lieu à Moscou la Conférence internationale sur les déchets spatiaux. Un constat de la gravité de cette année 2007 a été fait : John Nicholson a par exemple dénoncé la destruction volontaire d’un satellite : « La destruction du satellite chinois Fengyun-1C a provoqué la formation du plus important nuage de déchets orbitaux de l'histoire.
Le système de monitorage américain (le NORAD) a détecté plus de 2.500 débris formés à cette occasion. On comptabilise plus de 125.000 fragments de plus d'un centimètre ». Ceci concerne l’orbite dite basse, mais le réel problème aujourd’hui est l’orbite géostationnaire. Cette dernière est située a 36 000 Km d’altitude. Elle comporte actuellement 365 satellites utilisables et 1147 objets intrus.
De nos jours, on estime à 35 millions les débris d’une taille entre 1 mm et 1 cm, 200 000 entre 1 cm et 10 cm, 10 000 supérieurs à 10 cm. Ainsi, le risque de collision avec l’un de ces débris est maximal. Mais, il existe des organismes capables de suivre à la trace ces débris et permettant d’éviter les éventuels accidents. En France, c’est le CNES qui s’en charge, et aux États unis le NORAD. Bien entendu, il est impossible de s’occuper des millions de débris et de prévoir tout ce qu’il se passera à l’avance.
Lors de la Conférence, Fernand Alby a souligné la nécessité de s’occuper du problème de l’orbite géostationnaire. Mais il existe tout de même des solutions comme celle d’envoyer les satellites devenant inutiles sur une orbite « cimetière » où ils ne causeront aucun problème. Aussi, l’atmosphère ralentit les déchets qui finissent par tomber sur la Terre. Ceci se vérifie sur l’orbite basse, mais pas sur l’orbite géostationnaire où le délai est infini à notre échelle.
Pollution spatiale. Crédit: NASA
Source :
Futura-Sciences
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26/04/2008