
Au fil des ans, le vernis recouvrant les tableaux des artistes peintres masque les couleurs originales. Un nouveau procédé, le dévernissage virtuel, contrairement aux méthodes traditionnelles d’analyse, n’altère aucunement la toile, L’exercice fut tenté sur une œuvre de Léonard de Vinci, La Joconde.
Nul besoin de prélever un fragment de peinture ou de vernis afin de procéder à des analyses, ce qui risquerait d’endommager la toile. L’emploi d’une caméra multispectrale alliée à des calculs de matériaux employés au siècle où vécut l’artiste permettent de retracer la technique employée par le peintre.
Ainsi a-t-on pu établir que Léonard de Vinci emprunta aux Primitifs Flamands leur façon d’appliquer la peinture qui diffère de celle des peintres italiens de cette époque. La forme du panneau de bois, les imperfections ou les inégalités de la toile peuvent être décelées grâce à cette technique d’avant-garde
Les chercheurs analysent la composition de la lumière en une multitude de points sur la toile afin de supprimer virtuellement l’effet du vernis, accédant ainsi aux différentes couches de peinture appliquées successivement. En comparant les spectres de Mona Lisa sur la toile étudiée avec ceux de référence, il fut possible d’enlever numériquement le vernis. Les couleurs obscurcies ressortent avec plus de luminosité.
Les internautes pourront prochainement avoir accès à un vidéo 3D présenté sur le site web du conseil national de recherche du Canada portant sur l’œuvre de Léonard de Vinci. Ainsi découvre-t-on que Mona Lisa qui servit de modèle pour le tableau La Joconde revêtait un voile de gaze translucide sur sa poitrine.
Au dix-septième siècle, cette pièce de vêtement se portait chez les femmes enceintes ou ayant donné naissance depuis peu. Étonnante révélation! Qui sait si, grâce à ce procédé d’avant-garde, La Joconde ne nous livrera pas un jour le secret de son énigmatique sourire!
Sources:
Canoe,
Ifrance
Aleph
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4/05/2008