
Un des responsables de la délégation Générale de l’Armement atteste des essais prochains d’un mini sous-marin conçu en vue de sauvetages en eaux profondes. La Norvège, la France et la Grande-Bretagne participent au financement de ce projet. L’utilisation d’un robot dont la tâche consiste à repérer tout bâtiment en perdition sous l’eau permet de situer d’abord l’emplacement avant de donner le feu vert à l’envoi de ce sous-marin de poche en eaux profondes.
Le départ s’effectue habituellement d’une base située en Écosse, ce qui permet d’accéder en moins de soixante-douze heures en tous points du globe. On prévoit mettre en fonction ce nouveau système d’ici la fin de l’année. Un bateau mère transporte l’automate de repérage et le mini sous-marin ainsi que du matériel de lancement et de récupération, de dépressurisation, un appareil de commande pouvant agir à distance, de contrôle et transmissions. Au moment où sonnera l’alerte, on acheminera le matériel par la route ou par air jusqu’au port le plus rapproché où l’attend le bateau qui transportera ces équipements sophistiqués.
Ce mini sous-marin de sauvetage peut descendre jusqu’à 600 mètres de fond, partout au monde exception faite des mers recouvertes de glace où lorsque les flots atteignent la hauteur de 5 mètres. Quinze passagers peuvent se hisser à bord lors de l’évacuation. On estime à 170 millions d’euros le coût de fabrication de ce sous-marin, ce qui justifie la décision de n’en fabriquer qu’un seul spécimen.
L’essai de ce submersible s’effectuera du 28 mai au 6 juin au large de la Norvège. Ce pays ainsi que la Pologne et les Pays-Bas apporteront leur concours lors d’exercices de simulation de détresse en eaux profondes alors que trois de leurs sous-marins se poseront au fond de l’océan. L’espoir de secourir des hommes prisonniers de leur habitacle submergé incita le concepteur de cet appareil à user d’ingéniosité pour réaliser ce projet audacieux.
Sources:
Defense et Environnement,
Futura Sciences
Aleph
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5/05/2008