
Sise à l’ouest de la Turquie, une cité thermale datant de l’antiquité risque de se retrouver engloutie sous les eaux, suite à la décision des dirigeants de construire un barrage hydraulique servant à des fins agricoles. Les touristes ne peuvent plus désormais se rendre sur ces lieux historiques désormais interdits aux visiteurs. Les archéologues ayant mis à jour ces vestiges s’opposent à ce projet.
Les chercheurs qualifient d’exceptionnels ces thermes découverts à Allanoï. On y voit une source d’eau chaude se déversant dans un bassin entouré de murs d’une hauteur de 5 mètres, des mosaïques et des colonnes monolithes à l’état d’origine, des espaces couverts, des vestiges de rues piétonnières, des fontaines et maints autres artéfacts dont on évalue le nombre à 11,000. On estime que 400 articles médicaux en métal furent trouvés sur ce site archéologique, plus que dans toute autre cité antique au monde. La préservation de ce site permettrait qu’on puisse parachever les fouilles puisque seulement 20% de l’emplacement fut exploré.
Les opposants à la disparition de ce centre thermal avancent l’idée que le futur barrage ne demeurera fonctionnel qu’une cinquantaine d’années suite aux dépôts d’alluvions tandis que les retombées de l’exploitation de cet emplacement historique rapporteraient davantage au pays. Les archéologues tentent de sensibiliser l’opinion publique à l’importance de s’opposer à ce projet afin de sauvegarder un des plus beaux centres thermaux du temps de l’antiquité. Ils envisagent de recourir à la cour européenne des droits de l’homme afin que les autorités reviennent sur leur décision.
Sources:
France24,
Le Figaro
Aleph
584
0
11/05/2008