
Albert Hofmann, l’inventeur du LSD, une découverte médicale devenue une substance illicite notoire, est mort mardi 29 avril à l’âge de 102 ans.
Cette drogue hallucinogène a été utilisée par des millions de personnes – et causa sans doute de nombreux dommages psychologiques - dans les années 1960, quand elle devint la drogue numéro un du mouvement hippie.
Le chimiste suisse a découvert par accident le LSD, ou diéthylamide de l’acide lysergique, en étudiant et en manipulant les alcaloïdes de l’ergot du seigle, alors qu’il travaillait pour la firme pharmaceutique Sandoz, basée à Bale. Hofmann espérait créer un stimulant respiratoire et circulatoire.
Il devint le premier cobaye humain du LSD le 16 avril 1943, quand une petite quantité de substance se déposa sur sa main au cours d’une manipulation. Rapidement, Hofmann est pris d'angoisse, de vertiges, de visions surnaturelles et se sent empreint d'un sentiment de plénitude et de bonheur. Un nouveau test réalisé quelques jours plus tard produit les mêmes effets, avec toutefois plus d'angoisse.
Pour Hofmann, le LSD peut être utile en psychiatrie et Sandoz le commercialise en 1947 sous le nom de Delysid, encourageant des médecins à l'essayer.
Le LSD est alors utilisé en neurologie et en psychiatrie afin d'éveiller des malades amorphes n'ayant plus de réaction aux médicaments. Il s’agissait d’une des plus fortes drogues de la médecine, un gramme pouvant faire un effet pendant 12 heures sur 10.000 personnes.
Cependant dans les années 1960, le LSD, consommé dans le mouvement hippie, s’est montré extrêmement dangereux, avec des dommages psychologiques permanents pour les gros consommateurs, des suicides et des meurtres.
En 1966, la substance finit par être interdite aux États-Unis, puis par les autres pays et Sandoz arrête sa fabrication.
Sources :
CBC.ca,
Le Figaro,
Le Monde
Svalbard-Images
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8/05/2008