
C’est en 1779 qu’Antoine Darquier de Pellepoix observa pour la première fois ce qu’il décrivit comme une « planète étendue » ; il décida de lui donner le nom de « nébuleuse planétaire ». Depuis, de nombreux astronomes remettaient en question l’utilisation du terme « nébuleuse planétaire » argumentant que ces nébuleuses n’avaient de planétaires que leur nom et leur forme.
Et s’ils s’étaient trompés…
C’est en tout cas ce que veut démontrer une équipe menée par Eric Blackman qui pense que les nébuleuses planétaires pourraient bien être influencées par l’action de planète(s) massive(s). Le nom de nébuleuse planétaire deviendrait dès lors plus cohérent.
nébuleuse planétaire sphérique : Abell 39 Crédit : Jim Misti
Les nébuleuses planétaires se forment à la suite de l’explosion d’une étoile en fin de vie. La masse des planètes qui pourraient graviter autour de cette étoile étant négligeable, les astronomes pensaient à tort qu’elles n’auraient aucun effet sur l’explosion finale. Ces planètes massives, suite à leur effet de gravitation sur l’étoile, pourraient l’empêcher d’exploser de façon sphérique dans l’espace et la conduiraient à exploser en spirale.
Nébuleuse planétaire non sphérique : nébuleuse de l'haltère Crédit : NASA
Selon les astronomes, ce phénomène est très courant.
En effet, seule une étoile sur cinq exploserait en un disque parfait (sans l’effet de planète en gravitation), les autres seraient influencées par la gravitation de planète(s) autour d’elle.
Les descendants d’Antoine Darquier de Pellepoix, peuvent être fiers du talent de visionnaire de leur ancêtre qui en 1779 avait déjà imaginé avec justesse la formation des « nébuleuses planétaires ».
Source:
University of Rochester
PAIKAN
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23/05/2008