
Des recherches montrent comment le mal de l'espace (nausées et désorientation ressenties par les astronautes) se développe.
Il s'avère que la gravité joue un rôle majeur concernant notre orientation spatiale. Des modifications de cette force, par exemple lors d'un voyage dans l'espace, affectent notre orientation spatiale. Cela requiert donc une adaptation de nombre de processus physiologiques qui jouent un rôle dans le maintien de notre équilibre.
Tant que cette adaptation est incomplète, le sujet peut ressentir des nausées, illusions visuelles et désorientation. La moitié des astronautes sont sujets au mal de l'espace durant leurs premiers jours dans l'espace.
Les chercheurs ont remarqué que les mêmes symptômes pouvaient être obtenus sur terre avec l'utilisation de la centrifugeuse (qui simule l'accentuation des effets gravitationnels). La moitié des personnes qui font le test de la centrifugeuse pendant une longue durée (plus d'une heure) souffrent également de troubles similaires.
Cela signifie donc que ce n'est pas véritablement l'absence de gravitation qui créé le mal de l'espace, mais le changement de valeur de la force de gravité. Les recherches se sont focalisées sur les organes qui régulent notre équilibre. À l'intérieur de nos oreilles, dans ce que l'on nomme l'oreille interne, on trouve des canaux semi-circulaires qui sont sensibles à la rotation et les otolithes (des cristaux) qui sont sensibles à l'accélération linéaire.
Les recherches semblent confirmer l'hypothèse qu'une asymétrie des otolithes et des canaux semi-circulaires ont une grande influence sur l'importance du ressenti du mal de l'espace.
En mesurant ces asymétries et les caractéristiques des canaux chez les candidats astronautes, on pourrait déterminer assez justement à l'avance ceux qui risquent davantage de souffrir du mal de l'espace.
Il semble que tous les processus d'équilibre sont à regarder lorsque l'on parle du mal de l'espace.
Sources :
Imaginascience,
Sciencedaily
newtoon
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31/05/2008